Âme de pirate de Charlotte Macaron

Il ne fait jamais bon aller dans les Mortes-Îles. Naviguer dans ce labyrinthe d'îles, si proches les unes des autres qu'elles frôlent la coque des navires qui s'y aventurent, affronter le brouillard opaque qui les recouvre, et les ombres qui s'y cachent, relève de la folie furieuse ! Mais, poursuivi par la Marine Royale, l'équipage pirate du Saule pleureur n'a pas le choix. Ils ne se laisseront pas intimider par la sombre réputation des Mortes-Îles. Ils ont à leur bord les meilleurs navigateurs, et rien n'arrêtera leur soif de liberté. Pourtant ce labyrinthe leur réserve bien des épreuves et ils n'en sortiront peut-être pas indemnes…

Les mots d’Owen de Gilles Voirin

Katmandou, Garden of Dreams, 1er août 2018, Owen reçoit un mail inattendu de Juliette, son amie des années Lycée, ses pensées s’évadent et voltigent. Elles remontent le temps comme un funambule avance sur son fil. Qui est Owen ? Petit garçon à l’enfance improbable et adulte inachevé, Owen nous offre un univers d’émotions, avec des personnages profondément attachants, des moments de vie drôles, délicats ou éprouvants, mais toujours authentiques. De Katmandou à Cannes, en passant par Paris, impossible d’oublier ce petit bonhomme aux yeux bleus « couleur carrelage de la salle de bains ». Des émotions et des mots, posés sur les maux, comme autant de possibles et de pensables. Des mots qui ne s’effacent pas, comme le dit Owen lui-même : « L’oubli est passé devant moi comme une insulte qu’on ne dit pas ». Des mots pour se réfugier, pour se construire, et se perdre parfois pour mieux se retrouver ensuite : Les mots d’Owen. Dans ce récit à fleur de peau et de mots.

Le serveur de Matias Faldbakken

Le Hills est d’un temps où le cochon était du cochon et le porc du porc, comme aime à dire le Maître d’hôtel. Chaque jour, raide dans son habit, le serveur de ce grand établissement d’Oslo se tient là, comme il aurait pu le faire il y a cent ans, si ce n’est davantage. Il veille, attend, se tient prêt. Il circule dans la salle, prend les commandes, sert et débarrasse. Les tables sont parfaitement dressées, les verres s’entrechoquent, les couverts vont et viennent sur la porcelaine avant d’être portés à la bouche. Tout est à sa place, l’ordre est immuable. Jusqu’au jour où un vent de changement s’engouffre dans le sillage d’une belle jeune femme qui prend place, l’air de rien, au milieu des habitués. Son apparition a tôt fait d’enrayer la mécanique parfaitement huilée du restaurant, menaçant les fondations de cet écrin de la vieille Europe – et l’équilibre fragile du serveur brusquement dépassé.

Il faut beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq

Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. Il se trouve que l'homme est noir. "C'est quoi, un noir ? Et d'abord, c'est de quelle couleur ? " la question que pose Jean Gewnet dans "Les nègres," cette femme va y être confrontée comme par surprise. Et c'est quoi, l'Afrique ? Elle essaie de se renseigner. Elle lit, elle pose des questions. C'est la Solange du dernier roman de Marie Darrieussecq, "Clèves," elle a fait du chemin depuis son village natal, dans sa "tribu" à elle, ou tout le monde était blanc.

L’Atlantide de Pierre Benoît

Au cours d'une exploration dans le Sahara, deux officiers français, André de Saint-Avit et Jean-Marie-François Morhange sont capturés et se retrouvent dans un palais merveilleux, un véritable paradis terrestre. Ils apprennent alors qu'ils sont prisonniers d'une femme, la reine, la sultane, la souveraine absolue du Hoggar, Antinéa, petite-fille de Neptune, la dernière descendante des Atlantes, et que, dès qu'ils l'auront vue, ils renieront tout pour elle, famille, patrie, honneur...

Le salaire de la peur de Georges Arnaud

Ils ont été pris au piège de ce port sordide du littoral sud-américain, dans un décor de fin du monde. Pour ces vagabonds des tropiques, aventuriers faméliques, criminels, il ne reste plus qu'à mourir sur place ou récolter quelques dollars pour fuir cet enfer. Quitte à y laisser leur peau, un Français et trois autres desperados acceptent une mission suicide : convoyer, sur des pistes impraticables, un camion hors d'usage chargé de nitroglycérine. Un camion qui prend des allures de destin. Commence alors une épopée de l'angoisse pure et de l'absurde...